23 octobre 2006

Temps de travail des enseignants du secondaire


Appel des sections syndicales académiques de la région parisienne
SNES-FSU Créteil, SNFOLC Créteil Paris Versailles, SNETAA-EIL Créteil Paris Versailles, CGT Educ’Action Créteil Paris Versailles, SNUEP-FSU Créteil, SUD Education Créteil Paris Versailles, CNGA-CFE-CGC, SNCL-FAEN Créteil Paris Versailles, SNALC-CSEN Créteil Versailles.

Alerte à tous les collègues!
Un projet de décret ministériel menace nos obligations de service en remettant en cause le statut de 1950 !
Retrait de ce projet !

Un avant projet de décret ministériel a été publié par la presse. Le ministère refuse à ce jour de nous le communiquer. Cet avant projet menace clairement d’aggraver nos obligations de service :

- des services partagés sur plusieurs communes, des compléments de service hors discipline, déjà mis en place pour certains collègues, sont institutionnalisés.
- les enseignants ayant dans leur service 8 heures dans des classes ou groupes de moins de 20 élèves auront une majoration d’une heure
- remise en cause de l'heure de première chaire, des heures de laboratoire, de cabinet d’histoire géographie, de chorale etc
- « incitation » à la bivalence (pour raison de service) ou par des primes (mentions complémentaires)

Ces modifications affichent la volonté du ministère d’une économie budgétaire de 3 600 ETP (Equivalent Temps Plein) dans le cadre de la LOLF (Loi Organique relative aux Lois de Finances).

Le décret du 25 mai 50 garantit le statut national des professeurs de l’enseignement secondaire ! Les modifications prévues par le ministère visent à supprimer les garanties statutaires pour tous les corps !

Ce que veut le ministère, c'est développer la précarisation et la déréglementation pour tous, c'est pouvoir affecter sur un groupe d'établissements et non plus sur un établissement, c’est diminuer le pouvoir d’achat et accroître la charge de travail des enseignants.

La réécriture prévue du décret de 1950, comme toutes les attaques anti-statutaires, sont une nouvelle dégradation de nos missions et de la qualité de notre enseignement dont les élèves seront les premières victimes.

Les syndicats académiques soussignés s’ adressent au Ministre de l’Education Nationale.
Nous exigeons :
- la définition des obligations de service en maxima hebdomadaires,
- l'enseignement dans la discipline de recrutement,
- le maintien de la définition et l’attribution actuelles des heures de décharges statutaires (pondérations STS et CPGE, 1ère chaire, laboratoire, cabinet, UNSS, chorale...) en décharge effective de service.
- l’extension de ces décharges statutaires à toutes les catégories de personnel du second degré.

Ce projet de décret doit être retiré ; les postes nécessaires doivent être créés !
Ouverture de négociations sur les revendications : postes, salaires, conditions d’exercice, baisse du temps de travail.

Les sections académiques appellent l’ensemble des personnels dans les établissements, à organiser des AG unitaires, à prendre position, et à s’adresser immédiatement au Ministre en signant la pétition.

Les organisations syndicales soussignées se rendront au ministère et demandent une entrevue pour le mardi 24 octobre à 14H ; elles porteront les premières signatures et prises de position.

Elles appellent à un rassemblement devant le ministère mercredi 15 novembre à 14H.

Motion du comité général de l'UD 94 sur les "1000 de Cachan"


Les syndicats CGT du Val-de-Marne, réunis en Comité général le jeudi 12 octobre 2006, renouvellent leur soutien aux « 1000 de Cachan » et à leurs revendications : un logement, des papiers, des écoles pour tous !

Nous ne tolérerons pas que le gouvernement profite de leur actuelle dispersion dans de nombreux sites d’hébergement pour renier ses engagements. Ces familles ne demandent qu’à vivre normalement. Ce sont des hommes et des femmes qui travaillent et participent à la création de richesses dans notre pays. Avec ou sans papiers, ce sont des salariés. A l’image des travailleurs de Modeluxe (Chilly-Mazarin, 91), en grève avec occupation de leur usine pour refuser le licenciement de 22 d’entre eux qui sont sans-papiers, la CGT s’engage à défendre tous les salariés et revendique l’égalité des droits, la régularisation de tous.

La CGT du Val-de-Marne se tient à la disposition des « 1000 de Cachan » pour leur défense face au patronat.

Un logement, des papiers, des écoles pour tous !
Ce sont des droits fondamentaux pour tous les salariés !

Créteil, le 12 octobre 2006

11/13 rue des Archives – 94010 CRETEIL CEDEX -
Tel : 01.41.94.94.00
Fax : 01.41.94.94.33

05 octobre 2006

Communiqué UGFF du 5 octobre 2006

SARKOZY A L'ASSAUT DU STATUT GENERAL


Lundi dernier, le 2 octobre, Nicolas Sarkozy –Ministre de l’Intérieur- président de l’UMP et candidat avoué à la Présidence de la République- s’est attaqué à l’hôpital public. Jugeant que celui-ci fonctionne mal, il a préconisé, entre autres choses, « le desserrement de l’étau statutaire ».

Précisons d’abord que si l’hôpital public et ses personnels sont confrontés à des difficultés, c’est bien à cause des politiques gouvernementales successives qui n’ont pas créé les emplois nécessaires et ont organisé la pénurie des moyens.

Ensuite, la monté au créneau du ministre – président – candidat contre le Statut des fonctionnaires s’inscrit dans la droite ligne des dogmatiques stigmatisant le fonctionnaire trop « protégé » et trop « rigide ». En fait, pour Nicolas SARKOZY, il s’agit de porter un nouveau coup à la Fonction publique préparant de nouvelles privatisations – externalisations.

L’UGFF tient à réaffirmer qu’il n’y a pas de Fonction publique accessible et porteuse de progrès pour tous sans les droits indispensables assurant la disponibilité, l’efficacité, la neutralité et l’indépendance de ses agents.

L’offensive inacceptable de Nicolas SARKOZY contre le statut des personnels hospitaliers est une attaque contre tous les fonctionnaires, quel que soit le titre du Statut général dont ils dépendent.

C’est aussi une attaque contre le statut public de l’hôpital, contre les mécanismes de solidarité et l’accès de tous aux soins que permet l’articulation Statut des fonctionnaires / Hôpital public / Sécurité sociale.

L’UGFF continuera de tout mettre en oeuvre pour défendre et améliorer le Statut général des fonctionnaires, pour le bien de toute la population.
Montreuil, le 5 octobre 2006