Depuis plusieurs semaines, les instituteurs et professeurs des écoles mahoraises sont en grève
Depuis plusieurs semaines, les instituteurs et professeurs des écoles mahoraises sont en grève
Les revendications ne sont pas nouvelles et ne peuvent être ignorées des pouvoirs publics.
Elles portent toujours essentiellement sur la reconnaissance des qualifications et les statuts des personnels.
Elles touchent également aux conditions de travail et de rémunération, au recrutement et à la formation, ainsi qu’à l’exigence d’un plan d’urgence pour la construction et la rénovation des écoles, collèges et lycée du territoire.
La grève a été étendue hier aux personnels du second degré, soutenus par les confédérations syndicales et les fédérations de parents d’élèves.
Pourtant, le Préfet et le vice-Recteur restent sourds aux revendications.
Ils ont fait le choix de l’intimidation et de la répression en recourant aux forces de police et en procédant à l’arrestation arbitraire de plusieurs grévistes.
Cinq grévistes dont le Secrétaire général du Syndicat Cgt des enseignants de Mayotte seront jugés demain matin en comparution immédiate.
De telles pratiques sont inadmissibles.
La Cgt et ses organisations de l’Éducation, Ferc et Unsen, condamnent avec la plus grande fermeté cette politique et ces méthodes.
Elles exigent la libération de toutes les personnes emprisonnées et l’arrêt de toute poursuite.
Elles demandent au gouvernement d’intervenir pour que s’ouvrent immédiatement et sans préalable de véritables négociations sur l’ensemble des sujets qui fondent ce conflit avec les représentants des enseignants grévistes et de leurs organisations.
Montreuil, le 17 avril 2007