07 novembre 2006

Relaxe pour les 4 de La Rochelle !

La Rochelle : des militants injustement condamnés.
Vendredi 8 décembre 2006, quatre militants de la Cgt comparaîtront devant la cour d’appel de Poitiers. Ils sont accusés d’avoir incendié le siège du Medef de La Rochelle en juin 2003. Toute la Cgt est mobilisée pour leur relaxe. Une manifestation nationale est organisée ce jour-là, à 10h30, à Poitiers.

Rappel de l’affaire en trois dates.

5 juin 2003 : 1500 manifestants défilent dans les rues de La Rochelle pour la défense des retraites. A l’issue de cette manifestation, un incendie détruit le siège local du Medef devant lequel sont rassemblées des centaines de personnes. Des pneus déposés devant le bâtiment se consument par la chaleur provoquée par un feu de Bengale. Les manifestants tentent d’enrayer l’incendie mais un individu, pourtant pris en photo, remet en place les pneus. Cet individu ne sera jamais recherché et encore moins amené à comparaître devant le juge.Le lendemain, quatre militants Cgt, sont mis en examen et, pour deux d’entre eux, placés sous contrôle judiciaire, pour incendie volontaire et complicité.

Une campagne médiatique violente est orchestrée par le Medef pour peser sur l’instruction. La Cgt, l’avocat des quatre syndicalistes, le Comité de défense qui s’est constitué, ont démontré que le dossier était vide. Le juge des libertés avait rendu une ordonnance refusant leur détention provisoire au motif suivant : "en réalité, les véritables auteurs de l’incendie, à le supposer volontaire, n’ont pas été à ce jour interpellés".

30 mars 2006 : les quatre syndicalistes, trois agents de la direction départementale de l’Equipement et un agent de la Ville de La Rochelle, comparaissent devant le tribunal de La Rochelle. Plus de 7000 à manifestants défilent dans la ville pour exiger leur relaxe.Le jugement rendu relaxe deux des quatre militants et condamne les deux autres à des peines de prison avec sursis et à 1,2 millions d’euros de dommages et intérêts. Ils font immédiatement appel de ce jugement scandaleux. Le Medef, après avoir annoncé qu’il respecterait le jugement, fait appel de son côté ainsi que le Parquet.

8 décembre 2006 : les 4 militants se retrouvent donc devant la cour d’appel de Poitiers.Toute la Cgt est de nouveau mobilisée pour leur relaxe. La commission exécutive confédérale du 7 septembre a appelé toutes les organisations de la Cgt à se mobiliser pour réussir une grande manifestation avec l’objectif de réunir au moins 10000 personnes à Poitiers le 8 décembre à 10h30. Elle propose également de faire du 8 décembre une journée de mobilisation et de sensibilisation sur la défense des libertés et l’exigence d’une démocratie sociale.


Décalaration du 11 septembre 2006 de la CE confédérale
Affaire de l’incendie du siège local du Medef :
relaxe pour les « 4 » de La Rochelle !

La commission exécutive confédérale appelle toutes les organisations de la Cgt à créer les conditions d’une mobilisation d’ampleur pour la manifestation qui aura lieu le 8 décembre à Poitiers pour la défense des libertés et la relaxe des "4 de La Rochelle".Le 5 juin 2003, au cours d’une manifestation contre la réforme des retraites, un malheureux concours de circonstances a provoqué l’incendie du siège local du Medef à La Rochelle, détruisant partiellement le bâtiment.

Quatre des 1 500 manifestants sont arbitrairement mis en examen, dont deux placés sous contrôle judiciaire. Ils sont accusés de « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes » ou de complicité.

La Cgt, l’avocat des « 4 » et le Comité de Défense qui s’est constitué autour d’eux ont depuis démontré que le dossier était vide.

Après 3 ans de souffrance morale pour eux et leurs familles, le 30 mars 2006 ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel de La Rochelle.

Le jour de l’audience, plus de 7 000 personnes ont manifesté dans les rues de La Rochelle, pour exiger leur relaxe. Sans doute que cet élan de solidarité a été pour une grande part dans le jugement rendu le 1er juin 2006 inférieur à ce qu’attendait le Medef. La preuve en est la décision du Medef de faire appel du jugement rendu alors qu’il n’avait cessé d’affirmer « faire confiance à la justice ».

Ce jugement est inacceptable : Deux des mis en examen ont été relaxés.
Deux autres ont été condamnés à un mois de prison avec sursis et à verser 1,2 millions d’euros solidairement. La seule décision qui s’impose reste leur relaxe. C’est pourquoi la décision a été prise de faire appel. La date du jugement est fixée au 16 novembre à Poitiers (et depuis reportée au 8 décembre).

La volonté du gouvernement et du Medef de faire un exemple afin de criminaliser l’action syndicale est évidente. La Cgt ne laissera pas faire. Elle mettra tout en œuvre pour que les libertés de manifester et de lutter sur les revendications ne soient pas remises en cause.
C’est pourquoi, la Commission Exécutive de la Cgt appelle toutes les organisations de la Cgt à créer les conditions d’une mobilisation d’ampleur pour la manifestation qui aura lieu à Poitiers le 16 novembre pour la défense des libertés et la relaxe des « 4 de La Rochelle »