06 mars 2006

Appels pour le 7 mars : suite ...

Cfdt anpe -CFE – CGC – CGT ANPE – FO – SNU – SUD

Non au Contrat de Première Embauche
Mobilisons Nous
La jeunesse mérite un autre avenir !


Le gouvernement a choisi le passage en force pour imposer un Contrat de Première Embauche qui au nom de l’emploi est un nouveau coup porté à l’avenir des jeunes mais aussi constitue un pas supplémentaire dans la remise en cause du Code du Travail.

La précarité généralisée pour les jeunes
La principale caractéristique du CPE, c’est qu’il s’agit d’un contrat de travail qui peut être résilié sans motif pendant deux ans. C’est à dire que les jeunes ainsi recrutés vont pendant toute cette période être à la merci de l’arbitraire patronal, sous la menace d’un licenciement qui pourra intervenir à tout moment avec simplement quinze jours de préavis.

Déjà la majorité des jeunes passe par des périodes de précarité avant d’accéder à un emploi stable (emplois aidés, CDD, intérim, stages…) : le CPE se rajoute aux multiples formes d’emplois précaires.

Et qui peut penser que les employeurs n’auront pas recours aux CPE y compris lorsqu’ils auront besoin de recruter sur des emplois stables ? On appelle cela « l’effet d’aubaine ». En fait, pour tous les jeunes, quelle que soit leur formation et leur qualification, c’est la perspective d’une précarité généralisée et obligatoire. Et sans la moindre garantie de déboucher sur un emploi fixe ! Comment construire un projet de vie dans ces conditions ?

Une menace pour tous
Après le Contrat Nouvelle Embauche (entreprises de moins de 20 salariés), après les CDD pour les seniors, après la réduction de l’indemnisation du chômage, le CPE donne un nouveau coup de boutoir au droit du travail : la vieille revendication du patronat de pouvoir licencier sans entrave se voit confortée. De moins en moins d’emplois vont relever du Contrat à Durée Indéterminée. Le Premier Ministre annonce son intention de travailler à une réforme du CDI : on peut craindre le pire dans ce contexte, d’autant que les orientations européennes préconisent de « réexaminer le niveau de flexibilité offert » par les contrats de travail. Tout comme pour le statut de la Fonction Publique qui, dans une telle logique, risque de faire figure « d’insupportable archaïsme ».

Salariés de l’ANPE,
Chaque jour dans nos pratiques quotidiennes, nous mesurons l’extension de la précarisation des emplois. Deux offres sur trois relèvent de ces formes d’emploi (CDD, intérim,…). Le chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans s’élève à 22,7%, celui des jeunes femmes allant jusqu’à 23,9% du nombre des chômeurs. Toutes catégories confondues, il y a 673 925 jeunes inscrits dans nos fichiers (cat. 1,2,3,4,5,6,7,8) au mois de décembre 2005.

En réalité, nous savons bien que la précarité nourrit la précarité et que les jeunes s’enfoncent dans ces situations, puisque moins de la moitié des jeunes actifs bénéficie d’un emploi à durée indéterminée.

C’est pourquoi nous condamnons le contrat première embauche, qui est un décalque aggravé du CNE réservé à la jeunesse.

Aussi,
Nous nous félicitons de la mobilisation qui se construit depuis quelques semaines, particulièrement au sein de la jeunesse étudiante et lycéenne. La réussite des manifestations du 7 mars est un enjeu central pour l’ensemble des salariés et des jeunes.


Afin de favoriser la participation du maximum de salariés aux manifestations qui se dérouleront dans tout le pays, nous appelons à une grève nationale de 24h le 7 mars 2006 à l’ANPE.
Sur le mot d’ordre unitaire de :


RETRAIT DU CPE et ARRET DE TOUTE FORME DE PRECARITE
Paris, le 26/2/06

1 commentaire:

collectif UGFF CGT 94 a dit…

test du vendredi 10 mars